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« Brisons le silence, stoppons la violence numérique. »

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Tous unis pour mettre fin à la violence numérique faite aux femmes et aux jeunes

Campagne contre les VBG

Ensemble pour mettre fin aux VBG

La campagne des 16 jours d’activisme met en lumière la nécessité d’une mobilisation collective pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, y compris les violences numériques. Dans les communautés autochtones Batwa de Kalehe, les femmes et jeunes filles se trouvent à l’intersection de multiples formes de discriminations, aggravées par l’analphabétisme et le manque d’accès aux NTIC. Les violences numériques prolongent les discriminations existantes et renforcent l’exclusion sociale. Face à cette réalité, des actions concrètes de sensibilisation ont été menées dans deux villages, impliquant hommes et femmes, afin de promouvoir la lutte contre les VBG et encourager la scolarisation des filles comme levier d’autonomisation et de protection.

La mission avait pour objectif de promouvoir l’égalité de genre au sein des communautés autochtones Batwa de Kalehe, à travers des séances de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) auprès des femmes et filles. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs formes de violences vécues dans les villages de Buziralo et Bishulishuli. Malgré un contexte sécuritaire préoccupant, les activités agroécologiques évoluent positivement (récolte de haricot et café), contribuant au panier familial. Les principales formes de violences relevées sont :

  • Violence économique : la plus fréquente, marquée par le contrôle ou l’appropriation des revenus des femmes, notamment ceux issus des AVEC, souvent au détriment des besoins familiaux.
  • Violence physique : coups et agressions exercés principalement dans le cadre familial.
  • Violence verbale : humiliations et exclusion des femmes des espaces de prise de décision communautaire.
  • Violence sexuelle : peu signalée, mais probablement sous-déclarée en raison de la peur, de la honte et des pressions culturelles.
  • Violence numérique : limitée par le faible accès aux technologies, mais existante et peu connue.

La mission a favorisé la prise de conscience des participantes sur leurs droits et sur les différentes formes de violences, constituant ainsi une étape importante vers le renforcement de l’égalité de genre dans ces communautés.

Brisons le silence, stoppons la violence numérique.

Protection des forêts

Éduquer une fille, illuminer toute la société !

La sensibilisation à l’importance de la scolarisation des filles met en évidence que l’éducation constitue un levier essentiel de protection, d’autonomisation et de développement durable, en particulier pour les filles autochtones. L’accès à l’école renforce leurs connaissances, leurs compétences et leur confiance en soi, tout en leur permettant de connaître et de défendre leurs droits face aux violences basées sur le genre, telles que le mariage précoce, l’exploitation économique ou les violences physiques et sexuelles. La scolarisation contribue également à briser le cycle de la marginalisation et de la pauvreté. Une fille instruite peut accéder à de meilleures opportunités économiques à l’âge adulte, soutenir sa famille et participer activement au développement de sa communauté. Elle favorise aussi l’inclusion sociale, l’égalité des sexes et la participation des femmes aux prises de décisions communautaires.

Dans le contexte de la lutte contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles autochtones, l’éducation apparaît comme un outil d’indépendance et de sécurité en ligne. Une fille qui sait lire, écrire et utiliser un téléphone de manière responsable est moins vulnérable à la manipulation et aux abus numériques. Briser les stéréotypes culturels qui limitent l’accès des femmes à la parole et à la technologie est donc essentiel pour prévenir la violence numérique et promouvoir une participation équitable dans l’espace digital. La valorisation des initiatives féminines dans l’éducation, l’entrepreneuriat et la communication communautaire contribue à transformer les mentalités et à renforcer l’autonomie des femmes. L’apprentissage des bonnes pratiques numériques (protection des données personnelles, usage sécurisé des mots de passe, recours à des personnes de confiance en cas de problème) constitue une base importante pour leur sécurité et leur autonomisation.

En ligne ou hors ligne, le respect commence par toi.

Protection des forêts

Par ailleurs, le partage d’expérience sur l’AVEC (Association Villageoise d’Épargne et de Crédit) montre que l’organisation collective des femmes autochtones renforce leur autonomisation économique et la résilience des ménages. Basée sur la confiance et la gestion participative, l’AVEC permet aux membres de mobiliser une épargne commune et d’accéder à de petits crédits selon les besoins, contribuant ainsi à la satisfaction des besoins essentiels des familles et au renforcement de la solidarité communautaire. Après la rencontre, les femmes ont formulé les recommandations suivantes :

  • Étendre la formation au-delà des communautés de Buziralo et Bishulishuli.
  • Organiser une nouvelle réunion dans un lieu accessible à toutes les mamans et jeunes filles âgées de plus de 18 ans.